Hoopers

Le hooping canin : de quoi s’agit-il exactement ?

Le hoopers, également connu sous le nom de hoopers-agility ou N.A.D.A.C., est un sport canin encore très récent en France et trouve ses origines aux États-Unis. N.A.D.A.C. signifie « North American Dog Agility Council » et désigne une grande organisation d’agility aux États-Unis.

Les « hoops », que le chien doit franchir sur le parcours, ont donné leur nom à cette discipline en France. Le mot « hoop » signifie « cerceau » et vient de l’anglais. À première vue, cet obstacle ressemble à un cerceau de hula-hoop. Un hoop se compose de deux poteaux munis de pieds d’appui espacés de 85 à 95 cm, reliés entre eux par une arche sur le dessus.

Contrairement à l’agility classique, le hoopers ne comporte ni sauts ni obstacles, tels que le mur en A ou la passerelle. À la place, le chien contourne des tonneaux et des portiques, et passe à travers des cerceaux et des tunnels. Le maître ne court pas avec son chien, mais l’amène au départ du parcours puis se retire dans la zone de guidage désignée. Depuis cette zone de guidage, qui est très petite avec un diamètre extérieur de deux mètres, le maître dirige son chien à travers le parcours.

L’ordre des obstacles peut varier d’un parcours à l’autre. Le niveau de difficulté dépend du niveau d’entraînement de l’équipe maître-chien. Pour guider habilement le chien à travers le parcours, le maître doit faire preuve d’un excellent sens du timing et d’une bonne maîtrise de son corps.

Le maître guide et dirige son chien à l’aide de signaux auditifs et visuels, exclusivement depuis la zone de guidage définie. Cela rend indispensables une bonne collaboration entre le maître et le chien, ainsi qu’une grande dextérité, notamment de la part du maître.

Dans la catégorie la plus élevée des compétitions, les distances peuvent atteindre 30 mètres, distance sur laquelle le chien doit rester réceptif aux signaux de son maître.

Alors que le chien parcourt de longues distances, le maître ne se déplace pratiquement pas dans la zone de guidage. Il est donc indispensable de bien savoir décrypter le langage corporel du chien et d’avoir un bon timing pour pouvoir l’envoyer vers l’obstacle approprié.

Plus le maître affine son timing à l’entraînement, mieux il peut guider son chien et plus celui-ci sera attentif à son maître.

Le Hoopers renforce le lien entre l’homme et le chien et est en plus très addictif ! Alors attention si vous souhaitez vous essayer à cette activité !) Grâce à la disposition sans cesse renouvelée des obstacles sur le parcours, l’activité reste stimulante pour les deux et le chien est sollicité tant physiquement que mentalement.

À qui s’adresse le Hoopers ?

Comme le chien est guidé à grande distance depuis la zone de contrôle, la personne n’a pas besoin de beaucoup bouger et n’a donc pas besoin d’être particulièrement sportive. Un bon sens de l’observation et un bon sens du timing constituent toutefois un atout majeur.

Le Hoopers est une activité tout à fait adaptée aux personnes ayant un handicap physique. Les personnes qui ont des difficultés à marcher, voire celles qui sont en fauteuil roulant, peuvent tout à fait pratiquer cette activité. Lors de l’entraînement, la présence d’une personne d’assistance qui aide, encourage le chien ou l’accompagne jusqu’au départ peut s’avérer utile.

Quels chiens peuvent pratiquer le hoopers ?

Qu’il s’agisse d’un Husky ou d’un Jack Russell Terrier, de très nombreux chiens, petits ou grands, prennent plaisir à pratiquer le hoopers. Bien sûr, ce type d’activité à distance convient particulièrement à certaines races, comme les chiens de berger ou certaines races de chiens de chasse, qui ont été sélectionnées pendant des siècles pour travailler avec l’homme. Un chien de protection des troupeaux ne verra sans doute pas l’intérêt d’être envoyé à travers un parcours composé de différents obstacles – et pourtant, de nombreux chiens de races diverses apprécient cette forme d’activité.